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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 21:14

Purgatoire.net
Abbé Berlioux
Un Mois avec nos amies:
les âmes du Purgatoire

les connaître, les prier, les délivrer
édition par Gersende et Purgatoire.net, correctif par Stella A.

télécharger cette page

 

Pourquoi des lectures et des prières pendant un mois ?

Soulager les morts et être utile aux vivants, tel est le double but que nous avons voulu atteindre en composant ce petit opuscule. On sait bien dans le monde chrétien, que la prière des vivants est utile aux morts, mais on ne sait pas assez que les suffrages pour les morts sont utiles aux vivants. Oui, la puissance et la gratitude des saintes âmes du purgatoire sont trop peu connues et appréciées, et l’on ne se préoccupe pas assez de recourir à leur intercession. Et pourtant, leur crédit est si grand que si l’expérience de chaque jour n’était là pour en rendre témoignage, à peine pourrait-on le croire. A la vérité, ces âmes bénies ne peuvent plus gagner de mérites, mais elles ont la faculté de faire valoir leurs mérites antérieurs en notre faveur. Elles ne peuvent rien obtenir pour elles -même mais les prières qu’elles font pour nous et les souffrances qu’elles endurent touchent vivement le Cœur de Dieu. Et si elles peuvent déjà nous être grandement utiles pendant qu’elles sont dans le lieu de l’expiation, que ne feront-elles pas pour nous lorsqu’elles seront au Ciel ! Comme elles seront reconnaissantes envers leurs bienfaiteurs !

Aussi, le plus grand nombre des théologiens, entre autre les saints Liguori, Bellarmin, Suarez… enseignent que l’on peut légitimement et très utilement invoquer les âmes du purgatoire, pour obtenir de Dieu les grâces et les faveurs dont on a besoin, soit pour l’âme, soit pour le corps. Ste Thérèse avait coutume de dire que tout ce qu’elle demandait à Dieu par l’intermédiaire des fidèles trépassés, elle l’obtenait. « Quand je veux obtenir sûrement une grâce, disait Ste Catherine de Bologne, j’ai recours à ces âmes souffrantes, afin qu’elles présentent ma requête au Seigneur, et la grâce est toujours accordée. » Elle assurait même qu’elle avait reçu par leur entremise bien des faveurs qui ne lui avaient pas été accordées par l’intercession des Saints.

Il y a notamment certaines faveurs temporelles qui semblent être plus particulièrement réservées à ces âmes : la guérison d’une maladie grave, la préservation d’un danger physique, moral ou spirituel, le mariage et l’entente dans les foyers, trouver un travail… Dieu, sachant combien les hommes attachent de prix à ces biens de second ordre, les a mis, pour ainsi dire, à la disposition des âmes souffrantes, afin de nous inciter par là à leur procurer les plus abondants suffrages.

Il y a donc tout à gagner pour nous à échanger ainsi nos prières contre celles de nos frères les morts. Admirable don de la Providence et mystère de la Communion des Saints ! En même temps que nous les soulageons par nos prières et que nous les délivrons du purgatoire, ils offrent à Dieu pour nous, leurs mérites acquis sur la terre et nous recevons ainsi, des bénédictions spirituelles et temporelles. Que d’avantages, que de consolations de toutes sortes dans la pratique de la charité chrétienne à l’égard des membres de l’Eglise souffrante ! Connaître les âmes du purgatoire, les délivrer, les prier : voilà les trois raisons de ce livret. Qui pourrait affirmer qu’il n’y a personne de sa famille ou de ses proches au purgatoire ?

 

Vous pouvez commencer ces lectures et prières


Soit : début novembre pour le mois qui leur est concerné


Soit : le 25 novembre pour terminer le plus grand jour de la libération des âmes du purgatoire : NOËL


Soit : à partir du moment où vous recevrez ce livre


Soit : au décès d’une personne aimée


Soit : lorsque vous vous y sentirez appelé…
 

Abbé Berlioux
 
 
   

Premier jour

 

Prière 

– Seigneur,

exaucez les prières que nous vous

adresserons chaque jour de ce mois

pour la consolation

de nos frères les morts,

et procurez leur un lieu

de rafraîchissement,

de lumière et de paix !

 

Ecoutez aussi la prière

que ces âmes du purgatoire

vous adresserons pour nous,

 

afin que nous obtenions

désormais,

par leur entremise,

les grâces que nous vous

aurons demandées.

 

1. Motifs de sanctifier ce mois
L’origine du mois des morts remonte jusqu’à la loi ancienne, jusqu’au peuple d’Israël.

Ce peuple, en effet, qui seul possédait alors le véritable esprit de Dieu, ne se contentait pas de proclamer dans ses livres inspirés que c’était une simple et salutaire pensée de prier pour les morts, mais il voulut encore régler le temps et la durée de cette prière.

C’est pourquoi il fut établi que le deuil ne serait achevé, dans chaque famille, que lorsque chaque mort aurait été pleuré pendant un mois entier.

Ainsi, après le trépas du patriarche Jacob, ses fils le pleurèrent et firent des prières pendant trente jours.

 

Encouragés par une pratique si ancienne et si autorisée, la piété des fidèles a consacré un mois entier au soulagement des âmes du purgatoire.

Et comme l’Eglise célèbre la commémoration de tous les fidèles trépassés le deuxième jour de novembre, ce mois a semblé le plus convenable pour cette dévotion.

Le mois des âmes du purgatoire, recommandés par les Souverains Pontifes, enrichi de faveurs spirituelles, est célébré publiquement par un grand nombre de communautés religieuses et de paroisses chrétiennes.

 

Saluez avec bonheur l’aurore de ce mois qui répond admirablement aux besoins de votre cœur. Il va nous rappeler les souvenirs les plus tendres de la famille, les promesses les plus sacrées, les adieux les plus touchants.

Il va développer votre compassion en faveur de frères et d’amis qui doivent vous être d’autant plus chers, qu’ils sont souffrants et malheureux.

Oui, la dignité de ces âmes infortunées, la rigueur de leurs peines, leur impuissance à se secourir elles – mêmes, la Gloire de Dieu, votre intérêt personnel enfin, tout vous presse de les visiter et de leur venir en aide, chaque jour de ce mois.

C’est par excellence le mois de la charité et de la reconnaissance, le mois des vivants et des morts, le mois véritablement libérateur ! Enthousiasmée par ces motifs, une Sainte s’écriait en commençant les exercices du mois de novembre :

« vidons le purgatoire ! »

Ayez à cœur de soulager beaucoup d’âmes du purgatoire

pendant ce mois de bénédictions qui leur est consacré !

N’oubliez pas ce devoir.

 

2. Moyen de bien le sanctifier
Pour bien célébrer le mois des morts, prenez aujourd’hui les résolutions suivantes, auxquelles vous serez fermement fidèle.

Chaque jour, dès le matin, offrez à Dieu pour les âmes du purgatoire, les mérites de vos travaux, de vos souffrances, tout pour le soulagement de vos parents défunts.

Ayez une heure fixe dans la journée pour lire attentivement votre mois des âmes du purgatoire.

Cette lecture éclairera votre esprit, attendrira votre cœur : ne l’omettez jamais.

Allez quelquefois au cimetière déposer sur la tombe de tous ceux qui vous ont été chers, vos prières qui les consoleront.

Il fait bon prier !

Chaque semaine, consacrez un jour plus spécial aux âmes du purgatoire, le mercredi par ex, et assistez à la Messe à cette intention.

Dans le courant du mois, faites célébrer des messes, confessez vous et communiez avec ferveur. Oui, faîtes cela, et à la fin du mois, vous aurez envoyé vers l’Eglise triomphante du Ciel un grand nombre de vos frères qui gémissent et pleurent dans les flammes purifiantes de l’Eglise souffrante.

Quel sujet de consolation !

Quel gage d’espérance !

« Allons, levez – vous,

disait St Bernard, 

volez au secours des âmes des défunts, appelez sur elles la clémence divine par vos participations aux messes, implorez la miséricorde divine par vos pénitences et intercédez par vos prières ».

 

3. Exemple
Voici comment une personne digne de foi raconte sa guérison extraordinaire, obtenue par l’entremise des âmes du purgatoire, durant le mois de novembre :


« J’étais depuis plusieurs années, atteinte d’une cruelle maladie qui faisait de mon corps un squelette, de ma vie un martyre, et me conduisait vers la tombe.

J’avais consulté plusieurs médecins spécialistes ; mais tous les remèdes qu’ils me prescrivaient, après quelques rares instants de soulagement, me laissaient plus faible et plus oppressée.

Ne pouvant rien obtenir des ressources de la médecine, j’ai laissé de côté tous les médicaments et j’ai eu recours aux âmes du purgatoire qui comprennent bien le mystère de la souffrance.

Le mois de novembre, qui leur est spécialement consacré, allait commencer.

Je pris la résolution de le célébrer avec toute la ferveur possible.

Mes parents et les personnes ferventes de ma connaissance unirent leurs prières aux miennes.

Chaque soir, assemblés dans ma chambre au pied d’une statue de St Joseph, nous demandions avec confiance deux choses : la délivrance des âmes du purgatoire et ma guérison.

Vers la fin de la première semaine, j’éprouvais une amélioration sensible, et chose admirable, le jour de la clôture du mois, j’étais à l’église.

Ma guérison était complète. Il ne restait plus trace de la maladie qui m’avait torturée si longtemps et qui, au dire même des médecins, était incurable.

Ils ont été singulièrement surpris d’apprendre que j’avais échappé à la mort.

Grâces soient rendues aux saintes âmes du purgatoire dont la protection s’est manifestée d’une manière si visible à mon égard ! »

Que de faveurs nous obtiendrons aussi

si nous prions pendant un bon mois

pour les saintes âmes du purgatoire !

Courage donc et confiance !

 

 

Prions

– Dieu bon et miséricordieux,

daignez exaucer les prières ferventes

que nous vous adresserons

durant ce mois de bénédictions.

 

Nous en consacrerons tous les jours

et toutes les heures au soulagement

et à la délivrance de ces âmes captives

qui crient vers vous et vers nous

du fond de leurs ténèbres.

 

Seigneur,

appelez vos enfants

et nos frères au repos

éternel,

 

et que la lumière qui ne

s’éteint plus, luise sur eux !

 

Qu’ils reposent en paix.

 

 

Dîtes ensuite chaque jour –
- une dizaine de chapelet
- les litanies des fidèles défunts
- le Credo
- le Salve Regina
- la prière pour les âmes du purgatoire
- le De Profundis

( prières ci-dessous en fin de livret p. 40-41 ) Premier jour –


 

Deuxième Jour

– Le Purgatoire

 

1. Qu’est – ce - que le purgatoire ?


La foi nous apprend que le purgatoire, comme l’étymologie de ce mot l’indique, est un lieu de douleur et d’expiation, où la Justice divine achève de purifier les âmes pas assez pures pour être admises au Ciel.

Ce n’est pas le Paradis, où rien de souillé ne peut pénétrer ; ce n’est pas l’Enfer où il n’y a plus de Rédemption ; c’est un lieu intermédiaire entre le séjour des joies infinies et le séjour des infinies douleurs.

Il tient de l’enfer par la rigueur de ses supplices, il tient du Ciel par la sainteté de ceux qui y gémissent.

C’est un feu dévorant mais qui purifie ; c’est un séjour de larmes, mais ce n’est pas le lieu des « pleurs éternels » dont parle l’Evangile.

Le travail de purification terminé, Dieu appellera près de Lui, ces âmes affranchies par la souffrance, pour les associer à son propre bonheur.

Le purgatoire est donc une peine temporaire, et il n’existera plus après le Jugement dernier.

 

Tel est le purgatoire.

 

C’est là que souffrent et gémissent la plupart des âmes qui ont terminé leur pèlerinage d’ici-bas.

Car l’entrée immédiate dans le Paradis n’est la privilège que d’un petit nombre.

C’est là que certains de nos parents, de nos bienfaiteurs, de nos amis sont peut-être encore.

C’est là que nous – même serons vraisemblablement un jour !

Et peut – être bientôt !

 

Et qui pourrait se flatter de mourir assez pur

pour ne rien avoir à expier ?

 

Il importe donc de bien connaître l’état de ces pauvres âmes

pour compatir à leurs douleurs

et pour mériter d’être soulagés

à notre tour !

 

2. Pourquoi le purgatoire ?


Lorsqu’une âme paraît devant le Souverain Juge,  si elle est exempte de toute souillure, Jésus lui ouvre le Ciel et lui décerne la couronne promise aux justes.

Mais, si cette âme ne porte sur la robe de son innocence que quelques légères souillures,

que deviendra – t – elle ?

Où ira – t –elle ?

 

Que deviendront tant d’autres âmes pas assez pures pour monter au Ciel, pas assez obscures pour choisir l’enfer ?

Ne verront – elles donc jamais

la face de Dieu ?

 

Bénissons le Seigneur qui a trouvé le moyen de concilier les droits de sa Justice et de sa Miséricorde, en plaçant le purgatoire comme un jalon entre le Ciel et l’enfer.

Là, ces âmes s’épurent comme l’or dans le creuset.

Là, s’effacent la rouille et les traces du péché.

Aussi Tertullien, faisant allusion aux souffrances qu’on y endure, les appelle les tourments de la Miséricorde.

 

Considérez donc que le Purgatoire a sa raison d’être.

Oui, il est nécessaire pour compléter la pénitence que nous n’aurons pas faite en ce monde pour satisfaire à la Justice divine, et mériter par l’expiation, une immense gloire.

C’est une invention de la bénignité du Sauveur, que nous pourrions appeler un huitième sacrement, le ‘sacrement du feu’, pour les âmes auxquelles les sacrements véritables de l’Eglise, n’ont pas suffi à conférer une pureté parfaite.

Gloire donc à la Miséricorde divine

qui sauve par le purgatoire

ceux que nous avons aimés,

et nous fournit les moyens d’abréger leurs souffrances

et de leur ouvrir le Ciel.

 

3. Exemple
Un prêtre prêchant sur le purgatoire, terminait ainsi son instruction : « Ces derniers jours, j’ai reçu la nouvelle que mon père venait de mourir.

Etant éloigné de ma famille, cette nouvelle m’a brisé le cœur.

Je n’ai pas eu le bonheur de l’embrasser pour la dernière fois ; je n’ai pas pu lui fermer les yeux de ma main qu’il aimait tant à baiser lorsqu’elle reçut l’onction du sacerdoce.

Dans la peine que je ressens, dans la douleur qui m’accable, l’unique consolation que j’éprouve, c’est de pouvoir le recommander à vos prières à vous tous qui êtes si bons et si indulgents pour moi.

Lorsque dans cette pensée, je monte à l’autel, afin d’offrir le saint sacrifice pour le repos de l’âme de mon père, il me semble que je ne l’ai pas perdu ; il me semble enfin que ma prière adoucit, abrège ses peines, le délivre du purgatoire et lui ouvre le Ciel, où il m’a donné rendez – vous dans la maison de Dieu.

 

C’est une pensée sainte et salutaire

de prier pour les morts !

Oh que le purgatoire est bien

une invention

de la Miséricorde de Dieu ! »

 

Prions

-  J’adore, ô mon Dieu,

vos éternels décrets;

je confesse que le purgatoire,

en conciliant votre Justice

et votre Miséricorde,

est une œuvre de votre Amour.

 

Faites, Seigneur,

que j’évite par la pénitence,

ce lieu de peines et de privations,

et que ma prière obtienne

de votre indulgence paternelle,

la fin de l’exil de ces âmes souffrantes

qui vous appellent avec tant d’ardeur.

 

Ô Jésus, soyez leur propice !

Appelez vos enfants et nos

frères au repos éternel,

et que la lumière qui ne

s’éteint plus luise sur eux.

 

Qu’ils reposent en paix !

 
 

 

Troisième jour

– Existence du purgatoire (1)

 

1. La Parole de Dieu


L’existence du Purgatoire n’est pas seulement une pieuse croyance, que nous sommes libres d’accepter ou de rejeter, c’est un dogme formel enseigné par la foi et que nous devons professer sous peine d’anathème.

C’est une sainte et salutaire pensée, dit l’Ancien Testament, de prier pour les morts, afin qu’ils soient délivrés de leurs péchés.

Les Juifs étaient tellement convaincus de cette vérité qu’ils avaient dans leur rituel une prière spéciale, que le chef de famille devait faire, pour la délivrance des trépassés, avant de se mettre à table.

Jésus – Christ lui – même enseignait :

« Réglez vos comptes avec votre adversaire pendant que vous êtes dans la vie ; car autrement votre adversaire vous remettra entre les mains du juge, et le juge vous livrera à son ministre qui vous jettera dans une prison, d’où vous ne sortirez que lorsque vous aurez payé votre dette jusqu’à la dernière obole ».

Or cet adversaire, disait St Augustin, c’est Dieu lui – même,

l’ennemi irréconciliable du péché.

 

Ce juge inexorable,

c’est Jésus – Christ qui s’appelle dans l’Ecriture,

le juge des vivants et des morts.

 

Enfin, cette prison redoutable, c’est le purgatoire d’où l’on ne peut sortir qu’après avoir entièrement satisfait à la Justice divine, après avoir éliminé tous les ténèbres qui nous obscurcissent.

Jésus ne s’est pas contenté de graver dans nos cœurs le souvenir du purgatoire.

Il nous a donné l’exemple en descendant dans les limbes après sa mort.

Il a entraîné dans la joie immense du Ciel ouvert à jamais, les âmes qui attendaient là depuis la chute d’Adam, cette chute qui avait fermé l’accès du Paradis.

Mon Dieu,

je crois au purgatoire,

j’adore l’équité de vos jugements,

même dans les rigueurs

de votre Justice !

 

2. L’enseignement de l’Eglise


La foi de l’Eglise n’est pas moins explicite.

Voici comment l’a formulé le Concile de Trente :
« Qu’il soit anathème celui qui affirmerait que, après avoir reçu la grâce de la justification, tout pécheur obtient tellement la rémission de sa faute et l’acquittement de la peine éternelle, qu’il ne lui reste aucune dette temporelle à payer, ou en ce monde ou en l’autre, dans le purgatoire, avant que lui soit ouverte l’entrée du Royaume des Cieux ».

Tous les docteurs grecs et latins, tous les peuples anciens et modernes, ont professé la même croyance.

D’après ce point de foi, l’Eglise, mère tendre et compatissante, prie tous les jours au cours de la messe pour les âmes du purgatoire.

Elle recommande à ses enfants d’offrir souvent à Dieu, prières, sacrifices, souffrances et messes pour la délivrance de leurs frères décédés.

Enfin, elle a un solennel anniversaire, où elle appelle la chrétienté entière au secours des fidèles trépassés.

Il est consolant de penser qu’après notre mort, l’Eglise priera pour nous, Elle invitera tous ses fidèles à demander à Dieu notre délivrance, Elle ne cessera de prier que lorsqu’elle nous aura introduit dans le sein de l’Eglise triomphante.

Notre Eglise catholique

est comme une bonne mère,

elle connaît la faiblesse de ses enfants !

 

3. Exemple
Judas Macchabée, cet homme de foi et de cœur, à qui le Seigneur avait confié le soin de défendre Israël et sa loi, Jérusalem et son temple, venait de remporter une grande victoire et de mettre en fuite les ennemis de Dieu et de sa patrie.

Le premier mouvement de ce guerrier aussi pieux que brave fut de ployer le genou pour rendre grâce au Dieu des armées.

Puis se relevant avec les siens, il vit autour de lui les corps de ses compagnons d’armes qui étaient morts, ensevelis dans leur triomphe.

Pénétré alors d’un sain respect pour les restes inanimés de ces braves, Judas les recueillit avec soin pour les déposer dans le sépulcre de leurs pères.

Enfin, songeant aux âmes de ces martyrs de la religion et de la patrie, il fit faire une collecte et envoya à Jérusalem douze mille drachmes d’argent, afin d’obtenir un sacrifice pour les péchés des morts.

Car il pensait avec sagesse et piété à la résurrection, considérant que ceux qui étaient endormis dans la foi avaient en réserve une récompense précieuse.

Voilà ce qui se passait il y a plus de deux mille ans, et confirmant toutes ces choses à la fois graves et touchantes, l’Esprit de Dieu répétait par la bouche de l’historien sacré :

« C’est donc une sainte et salutaire pensée de prier pour les morts afin qu’ils soient délivrés de leurs péchés. »

 

Prions

Enfant soumis de votre Eglise,

je crois fermement, ô mon Dieu,

à l’existence du purgatoire.

 

J’y crois parce – que votre Esprit

de vérité l’a révélé,

parce – que vos saints et vos docteurs

l’enseignent.

 

Augmentez ma foi afin que grandisse

ma charité envers les âmes captives.

 

Soyez leur propice, ô Jésus !

Seigneur,

appelez vos enfants et nos

frères au repos éternel,

 

et que la lumière qui ne

s’éteint plus, luise sur eux !

 

Qu’ils reposent en paix !
 
 
 
 

 

Quatrième jour

– Existence du purgatoire (2)

 

1. Témoignage de notre raison


D’accord avec la foi, la raison proclame aussi l’existence du purgatoire ; sa voix nous parle comme l’Eglise et les Ecritures.

Elle nous dit d’abord que Dieu, étant la sainteté même, rien d’impur ne peut entrer dans son Royaume ; qu’il y a une éternelle, une invincible répulsion entre le moindre mal et le bien par excellence, et qu’une âme, ne fut – elle souillée que d’une légère tache, est indigne de s’unir à Lui tant qu’elle ne sera pas purifiée.

Car pour la première fois, elle introduirait le péché dans le Ciel.

« Seigneur, s’écrie le Roi Prophète, qui habitera votre tabernacle et qui se reposera sur votre montagne sainte ?

Celui – là seul qui est sans péché, et qui possède la perfection de la Justice. »

La raison nous dit encore que Dieu, étant infiniment Juste, exige une réparation, Il ne peut pas davantage laisser sans purification le plus léger péché, qu’Il ne peut laisser sans récompense le plus petit acte de vertu.

Donc, celui qui n’aura pas réparé ses fautes en ce monde,

les réparera infailliblement dans l’autre.

Les satisfactions que nous n’aurons pas rendues à la Justice de Dieu pendant cette vie, la Justice de Dieu se les rendra elle – même après notre mort.

Et où se les rendra – t – elle ? Dans le purgatoire.

Prouvons notre foi au dogme du purgatoire par une tendre charité pour les âmes qui en subissent les rigueurs, et en évitant des fautes légères qui peuvent nous y conduire nous – même.

 

Que celui qui est juste devienne plus juste encore,

et que celui qui est saint devienne encore plus saint.

 

 

2. Témoignage de notre cœur


« Il n’y a pas de dogme catholique qui n’ait ses racines dans les profondeurs du cœur humain » disait Joseph de Maistre.

C’est pourquoi nous somme naturellement enclins à embrasser certaines vérités révélées.

De ce nombre est le purgatoire.

Les impies eux – même, qui ont abjuré toute croyance, tout sentiment religieux, avouent avec sincérité, qu’ils ne peuvent, en ces graves circonstances, retenir des prières secrètes qui s’échappent de leur cœur, pour des personnes auxquelles de tendres liens les unissent étroitement.

Preuve évidente que c’est là un sentiment imprimé dans le cœur

de l’homme par le Doigt de Dieu.

Aussi le retrouve – t – on dans tous les pays

et chez tous les peuples du monde.

Qu’y a-t-il en effet de plus suave au cœur que cette croyance et ce culte pieux, qui nous rattachent à la mémoire et aux souffrances des morts ?

Oui, nous avons besoin de croire qu’il existe au – delà des rives du temps, un lieu d’expiation, qui n’est pas l’enfer, mais la Voie du Ciel.

Nous avons besoin de croire, et nous devons croire, que nos parents et amis qui sont emprisonnés, sont soulagés par nos prières et nos bonnes œuvres, qu’ils nous voient et nous entendent.

Nous avons besoin de croire

que nous – même, un jour,

nous serons soulagés à notre tour.

Cette pensée est douce et consolante !

 

3. Exemple
Un jeune Ecossais, luthérien, avait un frère unique, qu’il aimait tendrement.

Une apoplexie foudroyante le lui enleva subitement au milieu d’une fête mondaine, où l’on ne s’attendait guère à une aussi lugubre catastrophe.

A partir de ce moment, il fut en proie à une angoisse profonde et incessante.

Il pensait constamment à ce passage si brusque d’un festin au redoutable jugement de Dieu.

Il craignait que son frère ne fut pas trouvé assez pur pour entrer immédiatement au Ciel.

Sa religion protestante ne lui enseignait pas de lieu

purificateur entre les parvis célestes

et les profondeurs de l’abîme.

Pour se distraire, on lui ordonna de voyager et il vint en France.

Il y rencontra un prêtre et lui fit part de son chagrin : « Mon ami, lui dit l’homme de Dieu, il est nécessaire pour tout homme d’expier ses péchés, même dans l’au – delà.

Notre foi catholique nous dit qu’il y a entre le Ciel et l’enfer, un lieu intermédiaire, où les âmes achèvent de se purifier, et où nous pouvons les secourir par nos prières. »

Il accepta l’enseignement de l’Eglise catholique, qui lui demandait de prier pour son frère,

afin qu’il entre dans le bonheur éternel

tant il est vrai que la croyance au purgatoire

est un besoin du cœur humain !

 

Prions

– Mon Dieu,

que mes prières, mes sacrifices,

mes souffrances servent à toucher

votre bonté et à hâter l’instant

de la délivrance des âmes

de nos chers défunts.

 

Soyez béni, ô mon Jésus,

pour vos consolations !

Appelez nos frères

dans ce séjour éternel !

Qu’ils reposent en paix.
 
 
 
 
   

Cinquième jour

– Souffrances du purgatoire

– peine du feu

 

1. Feu véritable


 La grande Tradition de l’Eglise nous dit que les âmes ne sont admises dans le séjour de la gloire qu’après avoir été purifiées par le feu.

Evidemment, ce n’est pas celui de l’enfer qui ne s’éteindra jamais ; c’est donc celui qui fera ressentir ses rigueurs en purgatoire.

Telle est l’affirmation unanime de tous les grands docteurs de l’Eglise.

Saint Augustin et Saint Thomas appelaient cela :

le supplice du feu ! Ce seul mot fait frémir.

Etre tout entier dans le feu, dans un feu actif, pénétrant, qui atteint l’intime même de l’être, quel cruel supplice !

Le feu matériel n’agit que sur le corps, et combien ses effets sont horribles !

Qui pourrait soutenir un charbon ardent sur sa main, une seule minute ?

Mais le feu du purgatoire agit sur l’âme elle-même ; il atteint l’intelligence, la mémoire, la sensibilité : toutes les facultés en sont saisies et pénétrées.

Devant ce supplice que nous pouvons à peine imaginer et que nous avons si souvent mérité par nos fautes journalières, posons nous cette question :

qui parmi nous pourra habiter dans ce feu dévorant ?

Mon Dieu, préservez nous du feu du purgatoire !

C’est le souffle de la Justice de Dieu qui l’allume et l’entretient.

 

Il n’agit pas comme élément, mais comme instrument

de la puissance divine, il purifie les âmes sans les détruire.

 

Le feu de ce monde n’est rien comparé à celui du purgatoire.

Le feu de ce monde est un don de la Providence, celui du purgatoire est une création de Sa Justice.

« Non, disait St Thomas, les fournaises les plus ardentes, les feux les plus cuisants auxquels on condamnait les martyrs, ne sont qu’une ombre légère, en comparaison des flammes dévorantes qu’on souffre au purgatoire ».

« Ce feu, ajoutait un Saint Père,

est égal en tout à celui de l’enfer,

moins la durée.

Les peines de cette vie quelles qu’elles soient, ne peuvent entrer en comparaison avec celles du purgatoire.

Qui serait donc assez inhumain pour ne pas écouter les cris déchirants de ces êtres infortunés, qui du fond de leur prison où ils brûlent nuit et jour, implorent notre assistance ?

Si vous étiez à leur place et que tout le monde eût pour vous aussi peu de charité que vous en avez pour eux, comment qualifieriez vous une pareille cruauté ?

Réfléchissez sérieusement

et prenez des résolutions

en conséquence. »

 

2. Exemples
Le vénérable Stanislas Kostka, Jésuite polonais, vit apparaître une âme du purgatoire, toute enveloppée de flammes et poussant des cris lamentables.

Il lui demanda si ce feu était comparable à celui de la terre.

L’âme lui répondit que le feu de la terre, à côté de celui du purgatoire, était un doux zéphir.

Mais le bon religieux, ayant de la peine à le croire, lui dit qu’il voudrait bien en sentir l’ardeur, si cela était possible.

« Ah ! lui répondit l’âme du purgatoire, un homme encore vivant n’est pas capable d’en sentir même une petite partie.

Cependant, pour vous convaincre, étendez la main vers moi et vous en aurez une idée. »
Stanislas étendit la main sur laquelle le défunt laissa tomber une goutte de sueur.

La douleur fut si vive que le vénérable Stanislas poussa un grand cri et tomba sans connaissance, comme s’il allait mourir.

Aussitôt les religieux accoururent ; quand il fut revenu à lui, ils s’informèrent de la cause de ce mal subit et du cri…


Au récit de l’évènement, ils furent tous remplis de crainte, et prirent la résolution de multiplier leurs pénitences, de fuir les plaisirs du monde et de raconter partout ce prodige, afin d’éviter aux fidèles le terrible feu du purgatoire !


Saint Stanislas Kostka vécut encore

un an, toujours en proie aux plus vives

douleurs de sa plaie qui ne se ferma pas…

 

Le Père Ferdinand de Castille rapporte cet autre fait qui se réalisa dans le couvent St Dominique, à Zamora, en Espagne.

Dans ce couvent vivait un Dominicain très vertueux, uni d’amitié avec père Franciscain non moins saint.

S’entretenant souvent des mystères de l’au – delà, ils s’étaient promis de ne pas s’oublier après la mort.

Ce fut le Franciscain qui mourut le premier.

Peu de temps après sa mort, il apparut au Dominicain.

Après l’avoir salué affectueusement, il lui apprit qu’il lui restait beaucoup à souffrir pour des choses légères qu’il n’avait pas expiées…

Pour exciter son ami à travailler à sa délivrance, il lui fit voir les flammes dont il était dévoré.

« Rien sur la terre, lui dit – il,

ne peut vous donner une idée de l’ardeur de ce feu.

En voulez – vous une preuve ? »

Il posa sa main sur une table et elle s’y enfonça profondément.

Cette table, témoin du feu du purgatoire, est toujours conservée à Zamora, province de Léon en Espagne.

Ecoutez ce que Ste Catherine de Gènes nous disait dans sa biographie :

« De ce Divin Amour, je vois jaillir de l’âme certains rayons et flammes brûlantes, si pénétrants et si forts, qu’ils sembleraient capables de réduire au néant non seulement le corps, mais l’âme elle – même s’il était possible.

Ces rayons opèrent de deux manières:

l’une est de purifier, l’autre d’anéantir. »


Telle est l’effet du feu dans les choses matérielles.

Il y a cette différence que l’âme ne peut s’anéantir en Dieu, mais uniquement dans son être propre.

Plus elle se purifie, plus aussi elle s’anéantit en elle – même et pour finir elle est toute purifiée en Dieu.

L’or, purifié à vingt – quatre carats, ne se consume plus, quel que soit le feu par où il passe.

Ce qui peut être consumé en lui, ce n’est que sa propre imperfection.

Ainsi s’opère dans l’âme, le Feu Divin.

Dieu la maintient dans le feu jusqu’à ce que toute imperfection soit consumée.

Il la conduit à la pureté totale de vingt-quatre carats, chaque âme cependant selon son degré.

Quand elle est purifiée, elle reste toute entière en Dieu, sans rien en elle qui lui soit propre, et son être est Dieu.

Une fois que Dieu a ramené à Lui l’âme purifiée, celle – ci, n’ayant plus rien à consumer, ne peut plus souffrir.

Dans cet état de pureté, l’âme ne peut plus sentir que le Feu du Divin Amour de la Vie Eternelle, sans rien de pénible.
 

Prions

– O mon Dieu,

combien je redoute votre feu divin,

quand je me rappelle ma vie sensuelle,

mes innombrables péchés,

le peu que j’ai fait pour vous !

 

Ayez pitié de moi, Seigneur !

 

Mais ayez aussi pitié des âmes

de mes frères, qui m’ont précédé

dans l’éternité,

et qui sont maintenant sous l’empire

de votre Justice.

 

O Jésus, soyez - leur propice,

et placez - les près de vous,

au séjour de la gloire !

Qu’ils reposent en paix !
 

Sixième jour

– Peine du dam

 

1. Privation de Dieu


La principale peine du purgatoire n’est pas celle du feu, si terrible soit – elle. Une peine plus grande est celle que les théologiens appellent la peine du dam.

En ce monde,  nous ne comprenons pas l’intensité de ce supplice de privation de Dieu parce – que nous ne le voyons pas directement, nous ne l’aimons pas de tout notre cœur, nous ne pensons pas souvent à Lui.

Mais les âmes du purgatoire ont entrevu Dieu au jour du Jugement,

et « un grand spectacle, selon l’expression de St Ambroise,

s’est offert à leurs regards. »

  Dieu s’est découvert à elles avec toutes ses perfections adorables. Il a imprimé si vivement son image dans leur esprit, il les a tellement investies de l’éclat de Sa Majesté Infinie, qu’elles pensent continuellement à Lui et L’aiment d’un amour pur et sans mélange.

Cet amour insatiable, cette privation, cette faim, cette soif de Dieu les accablent et les torturent.

Elles sont sans cesse mourantes sans mourir, expirantes sans expirer, et l’Eglise appelle avec raison cet état, une mort :

« Seigneur, dit-elle, délivrez-les de la mort ».


Pour vous faire une idée de ce supplice, supposez un homme qui se meurt faute d’air.

Voyez quelle oppression, quels efforts il fait pour respirer !

Comme sa poitrine se soulève, se gonfle !

C’est une lutte affreuse entre la vie et la mort.

Mais qu’est-ce qu’un peu d’air en comparaison de Dieu ?

Qu’est – ce – que mourir à tout moment, privé de Dieu, qui est la respiration de l’âme ?

Quelle faim vivante,

quelle douloureuse agonie !


Oh, Seigneur, délivrez les de cette mort perpétuelle, montrez leur votre face adorable.

O Père qui êtes aux Cieux, attirez près de vous

vos enfants exilés !

 

2. Privation du Ciel


L’âme dans le purgatoire, est exilée non de sa patrie de la terre, mais de sa patrie véritable, le Ciel.

Elle a entrevu de loin les splendeurs de cette patrie bienheureuse, quand au sortir de cette vallée de larmes, elle parut devant Jésus – Christ qui fait la joie et le bonheur des élus.

Elle l’a pressentie, lorsque condamnée au purgatoire, elle s’est rappelée cette invitation, adressée aux âmes justes :

« venez, les bénis de mon Père, possédez le Royaume qui vous a été préparé dès le commencement du monde. »

Elle en a aperçu, elle en a entrevu toutes les magnificences.

Or ne pouvoir se lancer vers cette patrie tant désirée, attendre un jour, des années, des siècles avant de se plonger au torrent de ses voluptés, mon Dieu, quel exil !

Quelle cruelle attente !


Aussi qu’elles sont attendrissantes les souffrances de cette âme infortunée, « pauvre exilée, quand donc verrai-je ma patrie, ma famille qui est aux cieux ?

Pauvre orpheline, quand serai-je réunie à mes parents, à mes frères, à mes sœurs qui sont dans la gloire et me tendent les mains ?

Quand me sera – t – il donné de m’unir à Jésus,

mon céleste époux ?

 

O portes éternelles,

ouvrez – vous,

ouvrez – vous ! »


Mais hélas ! Une voix mystérieuse lui répondit :

« pas encore, plus tard ! »


Ames, vous pouvez les ouvrir, ces portes.

Ne savez vous pas que la prière, les aumônes, sont les clés d’or qui ouvrent le Ciel ?


Priez et donnez beaucoup,

et ces âmes exilées du purgatoire monteront dans la patrie bienheureuse, pour y chanter éternellement

les miséricordes du Seigneur.
 
 
 

3 Exemple

Quand les enfants d’Israël, emmenés captifs loin de la patrie, ne voyaient plus que les rivages de l’Euphrate, ils s’asseyaient, tristes, sur cette terre étrangère, et ils pleuraient au souvenir de Jérusalem absente:

il n’y avait ni paroles de joie, ni cantiques d’allégresse, leurs harpes, suspendues aux saules du rivage, étaient silencieuses.

"Enfants d’Israël, pourquoi pleurez-vous ?"

leur demandaient les Babyloniens.

"C’est que nous nous souvenons de Sion, notre patrie ! Nous nous souvenons et nous regrettons !"

"Mais, fils exilés de Sion, si vous chantiez pour calme votre douleur et distraire votre tristesse !...

Chantez quelques uns des cantiques de la patrie ! Chantez le chant national ! Chantez !"

"L’exilé peut-il chanter les hymnes de la patrie sur les rives étrangères ?

Loin d’elle on se souvient, on regrette, on soupire, on pleure, et on attend dans les larmes, la consolation du retour.

O Jérusalem ! Que notre langue s’attache à notre palais, si nous devions t’oublier un jour !"

Les âmes de nos frères sont retenues par la Justice, loin de la Patrie que leur amour appelle.

Au bord de l’abime où l’expiation les condamne à un douloureux exil, elles s’arrêtent sur ces rivages mille fois plus désolés que ceux de la terre.

Là, en pensant à la céleste patrie, elles se prennent elles aussi à pleurer son absence.

Mais leurs larmes diffèrent des nôtres, comme le ciel diffère de la terre et le temps de l’éternité.

L’homme, à moins d’être malade, à l’instinct naturel de manger.

S’il venait à ne plus manger tout en étant préservé de la maladie et de la mort, sentirait sa faim grandir continuellement, puisque son instinct ne diminuerait jamais.

Supposons qu’il existerait au monde un seul pain capable d’enlever la faim à toute créature, l’homme resterait dans un tourment intolérable de ne pouvoir le posséder, sa faim ne passant pas.

Supposons aussi que la seule vue de ce pain suffirait pour être rassasié, son instinct le pousserait au seul désir de le voir afin d’être contenté.

Mais il apprendrait avec certitude, que jamais il ne serait donné de voir ce pain, à ce moment là alors, ce serait pour lui l’enfer.

Il serait dans l’état des âmes damnées qui sont privées de toute espérance de voir Dieu,

Pain Véritable, leur vrai Sauveur.

Mais les âmes du purgatoire ont l’espérance de contempler le pain et de s’en rassasier pleinement. Par suite, elles souffrent la faim et restent dans leur tourment aussi longtemps qu’elles ne peuvent se rassasier de ce pain,

Jésus-Christ, vrai Dieu Sauveur, notre Amour.

 

PRIONS

– Dieu miséricordieux,

Dieu si Saint, Dieu si juste,

laissez-vous fléchir par l’amour

de ces saintes âmes.

 

Ne vous dérobez pas plus longtemps

à l’ardeur de leurs désirs,

ne les repoussez plus:

 

ouvrez leur votre sein

et laissez-les se perdre et s’abîmer

en vous.

 

O Jésus !

Appelez vos enfants

et nos frères au bonheur éternel

et que la lumière qui ne s’éteint plus, luise sur eux !

 

Qu’ils reposent en paix !
 
 

 
   

SEPTIEME JOUR

LE PEINE DU REMORDS

 

Le mal qu’il fallait éviter

Les tourments dont nous venons

 

de parler ne sont pas les seuls

qui torturent les âmes

 

retenues dans le lieu d’expiation.

Elles éprouvent encore la tristesse, la désolation, les regrets amers, les reproches cuisants de la conscience coupable, mille fois plus insupportables pour elles que les plus fortes douleurs du feu matériel qui les fait souffrir sans les consumer.

"En enfer, dit l’Evangile,

le ver qui ronge les réprouvés ne meurt jamais".

Dans cette cité du purgatoire, il mourra certainement un jour ; mais tant qu’il est vivant, il mord cruellement et déchire d’une manière affreuse les victimes infortunées dont il est devenu le bourreau.

Ah ! Elle est terrible la lutte d’une âme aux prises avec le remords !

Du fond de son lieu de souffrance,

cette âme captive jette un regard douloureux

sur toute son existence d’ici-bas,

et à la lueur des flammes qui l’enveloppent,

elle voit distinctement tout le mal qu’elle a commis

et qu’elle pouvait facilement éviter avec la grâce de Dieu

et dont elle ne s’est jamais confessée.

Elle découvre des milliers de fautes inaperçues jusqu’alors,

ou qu’elle jugeait sans gravité du fait du manque

de confession

et d’examen de conscience.

Forcée de se reconnaître coupable, tandis qu’il n’aurait tenu qu’à elle de faire l’effort d’aimer plus et d’être juste en tout, cette pauvre me s’afflige profondément et s’écrie dans le délire de sa douleur :

"mon Dieu, vous êtes juste, et vos jugements sont équitables.

Je suis seul l’auteur de ma souffrance.

Ah, si je pouvais recommencer ma vie sur terre,

comme je vous servirais, Seigneur,

et avec quel soin je me préserverais du purgatoire".

 

Regrets vains et stériles. Hélas ! C’est trop tard !

 

Instruisons-nous, âmes de foi, fuyons le péché,

faisons pénitence ici-bas,

afin d’éviter cet aiguillon douloureux,

ce ver rongeur du purgatoire.

 

Mon Dieu ! Frappez, brûlez, broyez en ce monde, pourvu que vous nous épargnez dans l’autre.

 

2 Le bien qu’il fallait pratiquer

 

Ce qui augmente encore la peine de cette âme exilée, c’est la vue de tout le bien qu’elle pouvait pratiquer et qu’elle a souvent omis ; de tous les bienfaits qu’elle a reçus de la bonté de Dieu et dont elle n’a pas toujours fait un saint usage.

En effet, que pouvait de plus le Seigneur pour lui faire porter des fruits de salut ?

Il l’avait nourrie de ses sacrements, fortifiée par sa grâce, encouragée par l’exemple des bons.

Aidée de tant de secours, elle devait parcourir à pas de géant la carrière de la sainteté et arriver, comme tant d’autres, à la plus haute perfection.

Mais, malgré tout, elle s’est arrêtée souvent dans la voie, souvent elle a marché avec lenteur.

Ah ! Si elle avait été généreuse pour s’infliger quelques pénitences, quelques mortifications ; si même elle avait accepté avec résignation les peines inévitables de la vie, elle aurait fait son purgatoire sur la terre, et éventuellement elle jouirait de la vision béatifique.

Et maintenant, elle endure par sa faute, et sans mérite, des peines incomparablement plus grandes.

Au lieu d’une couronne de gloire qu’elle pourrait avoir dans le Ciel,

elle est torturée par une couronne

de flammes en purgatoire.

 

Oh ! que ce souvenir est affligeant.

Ames, n’avons-nous pas, nous aussi fait peu de bien ?

Avons-nous prié pour le soulagement

de nos parents défunts ?

Prenons la résolution de faire mieux à l’avenir,

avec l’aide de Dieu et le secours de Marie.
 
 

Exemple

Gerson, chancelier de l’Université de Paris,

aussi distingué par ses vertus que par son éloquence, rapporte dans un de ses ouvrages, qu’une pauvre mère, oubliée depuis longtemps par son enfant, reçut de Dieu la permission de lui apparaître pour lui dire de ses peines et solliciter des prières.

"Mon fils, s’écria-t-elle, mon cher fils !

Pense un peu à ta pauvre mère qui souffre tant.

Considère les affreux supplices au milieu desquels la Justice de Dieu me fait expier les autres de ma vie mortelle.

Le plus insupportable de tous est le remords, le regret d’avoir si peu aimé Dieu qui m’avait accordé tant de grâces.

Quoi ! Avoir offensé un Dieu si grand, si saint, si juste, si éclairé, un Père si tendre, un bienfaiteur si généreux !

Ah ! Cette pensée m’accable et me tue à chaque instant ; ce ver rongeur est comme un poignard aigu qui me transperce sans pouvoir me donner la mort.

Qui me torture jour et nuit et m’arrache des larmes de sang.

Néanmoins, je suis forcée de m’écrier, en frappant sans cesse la poitrine :

mon Dieu,

vous êtes juste et équitable;

si je souffre cruellement,

c’est par ma faute,

ma très grande faute !

 

O mon fils, si tu m’aimes encore, aie pitié de moi, arrache ce poignard, délivre-moi de ce ver rongeur, ouvre-moi le ciel.

Je te demande encore, mon cher enfant, de servir Dieu mieux que ta mère, de mourir la contrition dans le cœur !"

Fidèle à ces avertissements,

l’enfant pria beaucoup

pour sa mère

et mourut lui-même en sainteté.


 

PRIONS:

Faites-moi la grâce, ô mon Dieu !

De devenir saint et parfait,

comme vous le désirez.

 

Les âmes du purgatoire,

pour s’être un peu négligées,

en sont sévèrement punies

par les regrets qui les déchirent

sans relâche.

 

Apaisez leurs remords, Seigneur,

en leur pardonnant leurs fautes.

 

Car,

il est trop aigu le glaive

qui les transperce.

 

O, Jésus !

Soyez-leur propice !

Appelez vos enfants et nos frères au sein de la gloire !

 

Qu’ils reposent en paix !
 
 
   

 

Huitième jour 

Durée des peines du purgatoire

 

1. Quelle est cette durée ?


L’Eglise n’a rien défini sur la durée des peines du purgatoire, mais elle nous montre assez ce qu’elle en pense, en célébrant des messes anniversaires, des trentains pour le repos de l’âme des défunts.

Elle croit donc que l’expiation peut donc être longue

et peut même se prolonger pendant des siècles.

C’est aussi le sentiment des saints Pères.

Le cardinal Bellarmin disait que pour certaines âmes, la durée des peines du purgatoire, d’après des révélations très dignes de foi,

pourrait se prolonger jusqu’au Jour

du Jugement Dernier,

si l’Eglise ne venait pas à leur secours.

 

Hélas ! Il y en a qui y gémissent

depuis de longues années.

Qui nous dira la mesure de temps et de peine qu’il faut pour expier nos péchés ?

Pour enlever la rouille que laissent à l’âme les suites de nos péchés et lui rendre l’éclat de la beauté des Anges !

O insondable mystère des jugements de Dieu…

Combien la durée n’ajoute – t –elle pas à la rigueur des peines !

Souffrir horriblement et longtemps…

Attendre… Attendre indéfiniment…

 

Quelle douleur, quel martyre pour ces âmes !

 

Ajoutez que l’intensité des maux qu’elles endurent

leur fait paraître les moments comme des mois,

et les mois comme des siècles.

Seigneur, abrégez ces souffrances,

mettez un terme à l’intensité,

à la durée des douleurs de nos amies,

de nos sœurs,

de celles surtout qui doivent rester

le plus longtemps

dans ce lieu d’expiation.

 

2. Quelles en sont les causes ?


Ne nous étonnons pas de la terrible durée des supplices du purgatoire.

Une des plus saintes religieuses de la Visitation, sœur Marie – Denise, que toutes les histoires de cet ordre reconnaissent comme ayant été favorisée de grâces extraordinaires pour le soulagement des morts, disait que plusieurs causes rendaient inévitable la longue durée des peines de ce lieu d’expiation :


- la véritable pureté que l’âme doit avoir avant de posséder Dieu
- la multitude de nos péchés véniels
- le peu de regret que nous avons et le peu de pénitence que nous faisons pour nos péchés confessés
- l’impuissance absolue où sont les âmes des défunts de se soulager elles – mêmes
- l’oubli, l’étrange oubli des morts, notre coupable négligence à les soulager.


Ces réflexions sont sérieuses et malheureusement trop fondées.
Donc à l’avenir, ne soyons pas pressés de canoniser nos chers défunts.

Nous avons tant besoin de les croire dans le lieu de la paix et de la béatitude, que nous nous hâtons de nous dire que certainement ils y sont parvenus.

Alors, nous cessons de prier pour eux.

Voyez les saints, comme ils pensaient et agissaient autrement. Toute leur vie, ils priaient pour ceux que le trépas leur avait ravis. Faisons de même.

Nous ne saurions tenir un doigt dans le feu pendant une minute, sans pousser des cris de détresse.

Pourquoi souffririons – nous  que des âmes que nous avons tant aimées, soient plongées dans le feu dévorant du purgatoire, des années entières, par notre négligence ?

Ce serait trop cruel ! 

Ames aimées, non, jamais nous ne vous oublierons ! Jésus, Marie, Joseph, aidez nous à prier !

 

3. Exemples
Un homme enfermé depuis des années dans une prison, las de souffrir, s’adressa à une femme puissante.

Elle avait assez de crédit et la main assez forte pour briser les fers du prisonnier et mettre fin à ses souffrances.

Voici en quels termes, le malheureux lui adressait sa supplique :


« Madame, le 25 de ce mois de mars 1760, il y aura cent mille heures que je souffre, et il me restera deux cents mille heures à souffrir encore.

O Madame, soyez touchée d’un si long et si douloureux martyre ! »
Le cœur de cette femme se trouva – t – il assez dur pour résister à cette éloquence ?

Je l’ignore ; mais il me semble qu’on ne peut mettre davantage en si peu de mots :

 

il y a cent mille heures que je souffre,

et il m’en reste deux cents mille

à souffrir.

Il les avait donc comptées !...

 

Dans un monastère, deux Pères étaient d’un très grand zèle pour leur sanctification et pour le soulagement des âmes du purgatoire.

Ils s’étaient promis qu’après la mort du premier d’entre eux, l’autre dirait la messe du lendemain pour le défunt…

L’un des deux Pères mourut.

Son confrère ne manqua pas de dire la messe promise, dès le matin suivant.

Sa messe terminée, pendant son action de grâce, le Père vit soudain apparaître son ami défunt, rayonnant de bonheur et de gloire…

Puis l’âme glorieuse prit un visage sévère pour dire à son ami :

« Mon frère, où donc est votre promesse ?

Vous mériteriez que Dieu n’ait pas beaucoup de pitié de vous !

Ne m’avez – vous pas laissé en purgatoire plus d’une année, sans dire la messe promise ? »

- «  Vous me surprenez ! s’écria le moine, votre corps n’est pas encore enseveli ! Vous avez quitté notre monde il y a quelques heures et je viens juste de terminer la Messe promise !?... »

Alors, l’âme du défunt dit avec un douloureux soupir : « Oh !!! qu’ elles sont épouvantables les souffrances du purgatoire…

Je vole au Ciel où je supplierai le bon Dieu de vous rendre ce que vous venez de faire pour moi.

Car cette Messe m’était nécessaire pour quitter le purgatoire, dans les délais les plus courts. »

C’est ainsi que les âmes bénies du purgatoire calculent la durée de leurs souffrances.

Mais ce n’est ni par heure ni par jour qu’elles comptent, c’est par années, par siècles peut – être.

Et ces années,

et ces siècles leur paraissent éternels.

Mon Seigneur, pardon et miséricorde !

Par les mérites de Vos Saintes Plaies,

délivrez les âmes de nos défunts !

 

 

Prions 

Saisi d’effroi à la pensée

de redoutables tourments,

longs et intenses,

 

endurées par les âmes du purgatoire,

je tombe à vos Pieds, ô mon Dieu.

Et plein de compassion pour ces

prisonnières infortunées,

je viens vous supplier,

 

au nom de Jésus – Christ,

de jeter sur elles un regard

de miséricorde

et de mettre un terme à leur

martyre !

 

O Marie !

Douce consolatrice

des affligés,

soyez leur propice !

 

Délivrez vos enfants de la

captivité !

 

Qu’ils reposent en paix près

de vous, dans le Ciel !
 
 

Neuvième jour

Impuissance des âmes du purgatoire

1. Impuissance de leurs souffrances
Considérez qu’à la mort cesse tout mérite, parce – que l’âme n’a plus son libre choix entre le bien et le mal.

Le purgatoire est cette nuit dont parle Jésus – Christ, durant laquelle nul ne peut agir ; ceux qui y gémissent sont comme ce fermier de l’Evangile auquel le père de famille ne permet plus de cultiver son champ.

Voilà pourquoi nos chers défunts ne peuvent rien pour adoucir leurs souffrances. Leur résignation parfaite, leur amour pour Dieu, la grandeur de leurs tourments, n’en abrègeront pas d’un instant la durée.

La plus petite des souffrances du purgatoire leur aurait acquis sur la terre un poids immense de gloire céleste ; dans ce lieu d’expiation, ces souffrances sont stériles pour eux, stériles pour le Ciel ; elles sont simplement l’acquis d’une dette.


Hélas, souffrir pendant des siècles, peut-être sans profit pour elles – même ! Combien cette pensée est désolante pour ces âmes et combien n’ajoute – t – elle pas à leurs tourments ! Aussi est – ce de nous qu’elles attendent secours et soulagement.

Oui, nous sommes la ressource des morts, nous sommes leur providence libératrice.

Le Ciel les console, nous, nous les soulageons ; le Ciel les encourage, nous, nous les délivrons : les saints leur ouvrent leurs bras pour les y recevoir, nous, nous les introduisons dans le séjour du bonheur.

Telle est notre puissance, tel est notre devoir.

Y pensons – nous ?

2. Impuissance de leurs prières
Les âmes du purgatoire sont aussi impuissantes à se soulager par leurs prières que par leurs souffrances.

C’est en vain que du fond de leurs brûlants abîmes, elles font monter vers Dieu le cri de leur douleur, c’est en vain qu’elles essaient de fléchir sa Justice et qu’elles lui disent avec David :

« Mon Dieu, mon Dieu,

pourquoi m’avez – vous abandonnée ?

Je crie vers vous pendant le jour, et vous ne m’exaucez pas. La nuit, je gémis et personne ne me répond. Souvenez – vous, Seigneur, de Votre Miséricorde. Rompez les liens qui me retiennent loin de Vous, délivrez – moi des tourments que j’endure.

Miséricorde, Seigneur, Miséricorde ! »


Au Purgatoire, le temps de la Miséricorde n’est plus.

Le règne de la Justice a commencé.

Les supplications réitérées n’ont aucune efficacité.

Lorsque la dette aura été entièrement acquittée

par la souffrance, l’âme s’envolera dans le Ciel.

 

Mais si les prières n’ont aucun crédit pour eux,

les nôtres sont toutes puissantes

sur le cœur de Dieu.

 

A mesure qu’elles montent vers le Ciel,

la miséricorde descend dans le purgatoire

en torrents de grâces, de pardon,

de liberté et de gloire.

 

C’est par la prière que Marthe et Marie obtinrent la résurrection de Lazare. C’est par elle aussi que nous obtiendrons la délivrance de nos parents défunts.

Oh ! Prions de tout cœur, prions sans cesse pour eux. Disons souvent :

« Bon et Miséricordieux Jésus,

donnez leur le repos éternel.

 

O Marie, Mère et consolatrice

des affligés, hâtez vous de les secourir !

 

Saints et saintes du Paradis,

intercédez pour eux ! »

3. Exemple
Le Sauveur traversant la Judée, rencontra un jour un homme qui était paralytique, et qui attendait tristement assis près de la piscine de Siloé.

Certains jours, l’ange descendait dans la piscine, en remuait l’eau, et le premier malade qui pouvait ensuite s’y laver, était guéri.

Il y avait cependant bien longtemps que le pauvre paralytique de l’évangile était là, attendant toujours sans jamais pouvoir descendre à temps.

Touché de compassion, le doux Sauveur s’approche de lui et lui demande avec bonté pourquoi il ne va pas se laver avec les autres.

« Seigneur, répond ce malheureux, c’est que je suis perclus de tous mes membres et incapable de tout mouvement, et je n’ai personne pour me jeter le premier dans la piscine salutaire.

Ma guérison tant désirée ne dépend pas de moi, pauvre paralytique, il me faut un ami généreux, qui me prête son aide et me donne la main ! »


Tel est le triste sort des saintes âmes du purgatoire;

elles restent presque immobiles dans les flammes,

incapables par elles – même de se secourir,

incapables de se jeter dans la piscine salutaire

du Sang Précieux de Jésus qui a sauvé le monde.

 

Elles attendent qu’un ami secourable les y plonge.

Soyez cet ami charitable,

l’ange libérateur des pauvres

paralytiques du purgatoire !

 

Prions

– Mon Dieu, je vous recommande

ces pauvres âmes qu’une nuit terrible

enveloppe aujourd’hui

dans ses ombres.

 

Hélas !

Elles ne peuvent plus rien.

Permettez moi d’être

leur médiateur

et de m’interposer

entre votre Justice et elles.

 

Je vous en supplie,

abrégez

leur douloureux exil !

 

O Jésus, soyez leur propice !

 

Appelez vers Vous

vos enfants et nos frères !

Qu’ils reposent en paix.
 

A suivre demain

Bisousss

Yoyo

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